Si vous demandez à un Montréalais ce qu’il pense de Toronto, vous allez probablement recevoir une réponse recyclee. Vous allez probablement entendre qu Toronto est une ville sans vie, sans couleur uniquement dédiée au culte du profit. Certains iront plus loin et se moqueront des Maple Leafs tout en évitant de parler des Expos. Montréal et Toronto ont toujours été relies d’une façon ou d’une autre, du moins depuis que les Britanniques ont pris le dessus. On dit souvent que ce qui différencie Montréal de Toronto c’est le fait que Montréal est française alors que Toronto est anglaise et que Montréal possède une ambiance plus joviale alors que Toronto est une ville surmenée. Certaines de ces comparaisons ne peuvent plus tenir dans le contexte actuel. . Montréal est une ville bilingue et Toronto a vu venir une bonne partie de l’élite montréalaise a partir des années 70. Ceci étant dit, Montréal garde un cachet, un je-ne-sais-quoi qui en fait une ville unique et distincte de Toronto.
Pour m’apercevoir de cette différence, je me suis promené, dimanche passe, dans le flanc Est du Mont-Royal. Derrière la statue de l’un des pères de confédération, Sir George Etienne Carter, j’ai trouve une bande bravant le mauvais temps pour battre tambour.
Personne n’est sur comment cette tradition de Tam Tam a commence ou pourquoi ou dans quel but. Ce qu’on sait, cependant, c’est que jeunes, vieux, maries et célibataires se rencontrent pour jouer de ce qu’il aiment: tambours, saxophone etc.
La danse est aussi au menu. Même que, par moment, les danseurs prenaient la scène centrale et ce sont les musiciens et les spectateurs les encourageaient.
C’est un fait que les couples apprécient la musique. Je pouvais voir le parc rempli de couples, c’était clair qu’ils avaient du bon temps. Peut être un peut trop. Je pouvais sentir bien plus que la joie (la marijuana, l’alcool, les cigarettes). L’odeur a atteint une telle intensité que je me suis dit que je devais retourner à ma chère université approuvée par Playboy, McGill.
A une distance d’ou j’étais, je pouvais voir une scène de bataille. En me rapprochant j’ai pu constaté de moi-même qu’il s’agissait de joyeux fanfarons qui prenaient plaisir à se battre en duel avec des armes en éponge. Dans une sorte de version médiévale de paint-ball, les perdants attendaient patiemment leurs tours en prenant parti pour l’un ou l’autre des adversaires.
On pouvait voir que certains prenaient les joutes très au sérieux. Un gentleman chevalier a même pris vingt minutes, même si aidé de deux sbires, pour s’équiper de son armure correctement.
C’est dans cet homme que j’ai vu la personnification de Montréal. Son attaque suivie d’un échec retentissant symbolisait, à mon avis, parfaitement les déboires de Montréal. Montréal est sans l’ombre d’un doute le pauvre cousin de Vancouver et Toronto. No commerces ferment plus tôt les dimanche, même si la religion a depuis longtemps disparu de l’agenda de la grande majorité des gens, et durant certains jours de la semaine. Les investissements dans l’immobilier rencontrent des obstacles légaux qui favorisent les locataires. Les tentatives pour faire de Montréal un centre majeur de la technologie de l’information on de quoi faire rougir. Le resultat est loin de faire l’orgueil avec des bâtiments presque vides. Malgré tout le cafouillage, Montréal reste un modèle ou les tensions ethniques ne sont pas aussi palpables qu’a Vancouver et Toronto et l’esprit de l’ancienne Ville-Marie n’est pas autant axe sur le capitalisme que dans la Ville Reine, un esprit de communauté tend a mieux se développer à Montréal.
Peut-être que Montréal choisit d’être pauvre pour être plus humaine envers ceux qui ont décidé d’y élire domicile.